Ouverture de Parcoursup: l’orientation des lycéens n’est pas un business

Paris, le 19 janvier 2026

La fédération Des Territoires aux Grandes Écoles (DTGE), regroupant des associations présentes dans 62 départements, à l’initiative d’actions ayant sensibilisé 20.000 lycéens en 2024-2025, alerte sur les angles morts du système actuel et dénonce les activités lucratives qui se développent autour de l’orientation des jeunes. Elle propose, à l’inverse, un modèle d’entraide entre jeunes, efficace et bénévole.

En ce jour d’ouverture de la plateforme d’orientation Parcoursup, des centaines de milliers de lycéennes et lycéens entrent dans une phase décisive de leur parcours.

Une phase qui demeure vécue comme anxiogène et injuste. Dans son bilan 2025, le ministère de l’Enseignement supérieur indique en effet que 84 % des lycéens et lycéennes jugent la procédure stressante, 47 % la jugent peu transparente et 66 % estiment qu’elle n’est ni juste ni équitable.

Une phase qui nécessite un accompagnement plus complet et personnalisé. Si 92 %des lycéens et lycéennes déclarent avoir bénéficié d’un échange ou d’une présentation de Parcoursup dans leur établissement, cet accompagnement reste largement concentré sur la compréhension technique de la plateforme. Il ne répond que partiellement aux besoins d’accompagnement individualisé, de construction du projet et de soutien psychologique. Tous les ans, au moment de l’ouverture de Parcoursup, les bénévoles de DTGE rencontrent trop souvent des lycéens de Terminale n’ayant pas encore réfléchi à leur orientation et se sentant, ainsi, tout simplement perdus.

Le constat est encore plus préoccupant au moment le plus critique de la procédure. Un lycéen sur deux n’est pas accompagné lorsqu’il doit répondre aux propositions d’admission, c’est-à-dire au moment où les choix deviennent irréversibles. Derrière ce chiffre, des milliers de jeunes sont seuls pour prendre des décisions complexes, souvent sous pression et dans l’urgence.

Dans ce contexte, les nombreuses interrogations des jeunes et de leurs parents deviennent un terrain propice à la marchandisation de l’orientation. Du coaching personnalisé aux formations hors catalogue Parcoursup, de nouveaux acteurs privés exploitent ces failles, renforçant les inégalités sociales et d’accès à l’information.

Au sein de DTGE, nous proposons un autre modèle pour l’orientation des lycéens et souhaitons rappeler :

Qu’il est nécessaire d’accompagner davantage les lycéens dans le cadre de leur orientation. L’orientation ne peut pas se résumer à une plateforme numérique. Elle engage la santé mentale et l’avenir de toute une génération. Elle nécessite un accompagnement humain, personnalisé, qui doit être proposé bien avant la classe de Terminale.

Que, vous, lycéens et lycéennes, n’êtes pas seuls ! Des jeunes, issus des territoires ruraux comme vous, s’entraident et s’engagent à vos côtés. Au sein des associations membres de DTGE, nous nous mobilisons, à l’inverse des activités lucratives de coaching en orientation qui se développent, pour faire vivre la solidarité et la transmission entre les générations. Et notre action fonctionne : tous les ans, des milliers de lycéens ruraux sont accompagnés par nos bénévoles, qui les aident à réaliser leurs rêves et à trouver leur voie, tout en participant à la résorption des fractures sociales et territoriales. Un chiffre illustre notre action : tous les ans, les associations du réseau DTGE accompagnent 700lycéens ruraux dans le cadre du dispositif national « 1 jeune 1 mentor », en les mettant en lien avec un adhérent mentor, présent pour leur donner des conseils personnalisés pour leurs choix d’orientation.

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Des Territoires aux Grandes Écoles